30 septembre 2007
Articles
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G. Charreaux (1998) "le rôle de la confiance dans les systèmes de gouvernance" B. Amann et J. Allouche "confiance et entreprises familliales" |
La confiance dans l'analyse sociologique
« Car il y a dans la confiance qu'un être humain porte à un autre une valeur morale aussi haute que dans le fait de ne pas décevoir cette confiance ; et cette valeur est peut-être même encore plus libre et plus méritoire, car lorsqu'on nous fait confiance, nous sommes presque engagés par un jugement porté sur nous par avance, et il faut déjà être positivement mauvais pour le décevoir ».
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29 septembre 2007
Alliance, confiance, efficience
La compréhension de la confiance dans les relations interentreprises doit intégrer la sphère des relations sociales. « Casson (1997:139) argues that the engineering of trust requires investment in moral rhetoric and social bonding » B. Loasby (1999, p.103).
Dans le processus coopératif, des normes d'obligation et de coopération s'établissent, et imposent la résolution des problèmes sous une forme mutuellement avantageuse (H. Thorelli, 1986). A travers l'alliance, l'échange économique se transforme en échange social. L'attention est donc portée sur les normes d'attitude sociale incluant les cadres moraux et éthiques. Pour F. Fukuyama (1994) la confiance entre acteurs économiques est un facteur fondamental de la performance économique. C'est un facteur central de la réussite des entreprises mais aussi de leur capacité à développer des organisations complexes. Selon l'auteur, l'efficience d'un groupe est directement dépendante du niveau de confiance qui existe entre ses membres. La confiance serait à l'origine d'un abaissement des coûts de transaction en limitant le recours au coûteux appareil contractuel et contentieux qui gère les affaires, tout en augmentant l'efficacité de son fonctionnement. Cet appareil établit une liaison positive entre l'efficacité sociale et l'indicateur de confiance entre les individus Dans ce contexte, la coopération apparaît être en mesure d'accroître la performance en générant des relations fondées sur la confiance. Elle facilite l'échange d'information (C. Alter et J. Hage, 1993) en donnant naissance à un flux d'information plus rapide (W. Powell, 1987). Avoir confiance libère la communication. Par ailleurs, le développement d'un savoir partagé est en lui-même une caractéristique de la performance d'une alliance. [1] B. LOASBY. « Knowledge, institutions and evolution in economics » London [2] W.G. OUCHI « Markets, bureaucracies and clans » Administrative Science Quaterly, March 1980, n°15, pp. 11-45. [3] R. AXELROD « Donnant donnant : la théorie du comportement coopératif » Paris, Odile Jacob 1992, 235 pages. [4] H. THORELLI « Networks: between markets and hierarchies » Strategic Management Journal, 1986, vol. 7, pp. 37-51. [5] L'échange social fait appel à la notion d'engagement qui repose sur la confiance, contrairement à l'échange économique dans lequel les obligations des uns et des autres sont définies à l'avance. [6] F. FUKUYAMA [7] C. ALTER ET J. HAGE « Organisation working together » Sage publications, 1993. [8]W. POWELL « Hybrid organisational arrangements: new form or transitional development » California Management Review, autumn 1987, vol. 30, pp. 67-87. |
La confiance rationalité marchande ou norme sociale?
Les théoriciens de l'agence et les théories de l'incitation, pour leur part, analysent la confiance comme un mécanisme incitatif. Le concept de confiance n'est donc pas totalement éliminé. Ils suggèrent que des mécanismes contractuels incitatifs appropriés soient mis en place pour endiguer l'opportunisme. De tels mécanismes génèreraient la confiance entre les parties en les incitant à se comporter conformément aux engagements pris. C'est une stratégie qui doit réduire les coûts d'agence et de transaction. Mais ici encore les individus ont tout intérêt à être honnête ; il ne s'agit pas, par conséquent, d'une véritable analyse de la confiance. La fonction des institutions sociales n'est donc pas de susciter la confiance mais plutôt de limiter la probabilité d'un comportement opportuniste. L'individu est ici considéré comme étant désocialisé et calculateur. La malhonnêteté est détournée par des arrangements institutionnels habiles qui rendent ce comportement trop coûteux. La confiance est ainsi liée à l'existence de sanctions, incitant les agents à tenir leurs promesses. Cette affirmation conduit à une impasse théorique. Les arrangements, aussi efficaces soient-ils, ne produisent pas la confiance. Ils ne sont qu'un substitut fonctionnel à cette dernière. Ces conceptions sont sous-socialisées dans le sens où elles ne permettent pas de prendre en compte la mesure des relations personnelles concrètes et les obligations inhérentes qui découragent la malhonnêteté au-delà des arrangements institutionnels. Ainsi, les individus ne sont pas forcément tentés par le non-respect de leurs promesses, et c'est d'ailleurs uniquement dans ce contexte que l'on peut parler de confiance. L. Karpik (1998), dans une analyse critique de la thèse soutenue par O.E. Williamson sur la confiance, montre en quoi ce dernier n'est pas parvenu à discréditer la notion de confiance. « Or l'observation historique et sociale ne cesse de faire surgir des phénomènes, individuels et collectifs de libre consentement, d'abandon de soi par lesquels la confiance, comme relation de délégation se rend présente et manifeste que loin d'être exclusivement habitée par le risque, elle peut aussi se trouver régie par la certitude » L. Karpik (1998, p.1056). Par ailleurs, A. Orléan (1995) affirme que l'existence d'intérêts mutuels réellement perçus par les agents ne suffirait pas à promouvoir la coopération. « L'intérêt mutuel à des transactions réciproques n'est pas une garantie suffisante de la stratégie d'autrui et ne constitue pas une justification des rapports de confiance nécessaire » M. Douglas (1989, p.49). « Sans la confiance des hommes les uns envers les autres, la société entière se disloquerait, rares en effet sont les relations uniquement fondées sur ce que chacun sait de façon démontrable de l'autre, et rares celles qui dureraient un tant soi peu, si la foi n'était pas aussi forte et même souvent plus forte que les preuves rationnelles » G. Simmel. Pour l'école institutionnelle, les institutions sociales et les arrangements institutionnels sont vus comme une solution efficace à des problèmes économiques. La confiance est analysée en termes de risque : toute transaction se ramène au calcul des coûts/bénéfices que l'on va pouvoir retirer d'un échange (O.E. Williamson, 1993). La question pour A. Orléan (1995) est le lien à établir entre confiance et calcul. La confiance est-elle le résultat du calcul des intérêts réciproques , ou bien s'agit-il d'une façon d'interagir par delà le calcul et les intérêts? Selon O.E. Williamson, le principe de l'action est à mettre en relation avec la structure des intérêts sans que le recours à la confiance ne permette une meilleure compréhension des décisions. Il remarque, par ailleurs, que ce que l'on appelle parfois confiance n'est rien de plus que le résultat d'un calcul. La confiance est un concept inutile dès lors que le calcul est possible. Lorsque les intérêts réciproques sont convergents, ils suffisent par eux-mêmes à expliquer la coopération. [1] A. ORLEAN « Sur le rôle respectif de la confiance et de l'intérêt dans la constitution de l'ordre marchand » Problèmes Economiques, 1995, n°2422, pp. 7-14 [2] O.E. WILLIAMSON « Opportunism and its critics » Managerial and Decision Economics, 1993, vol. 14, pp. 97-107; [3] Il y aurait deux procédures incitatives : la réputation et l'ancienneté. Un comportement opportuniste détruit la réputation. C'est donc une incitation à la loyauté. Il doit en résulter la confiance. L'ancienneté des relations plaide dans le même sens. Il n'est pas question de tricher si l'on veut continuer des affaires à l'avenir. [4] L. KARPIK « La confiance : réalité ou illusion ? Examen critique d'une thèse de Williamson » Revue Economique, 1998, vol. 49, n°4, pp. 1043-1056.
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25 août 2007
Bonjour Je vous invite à consulter ma page d’accueil pour prendre connaissance de la structure et des thèmes abordés dans ce blog. ◊●◊●◊● |
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Cette page est dédiée à la gouvernance d’entreprise et aux théories institutionnelles Consultez les catégories ◊●◊●◊● | |
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Nicolai Foss
Vous trouverez en allant sur la page de Nicolai Foss l’ensemble de ses travaux de recherche librement téléchargeable. Thématiques :
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22 août 2007
Des références
Monitoring, agency costs, and ownership structure
Armen Alchian and Harold Demsetz, “Production, Information Costs, and Economic Organization,” American Economic Review 62(5), December 1972).
Eugene F. Fama and Michael Jensen, “The Separation of Ownership and Control,” Journal of Law and Economics 26(2): 301-27 (June 1983).
Eugene F. Fama and Michael Jensen, “Agency Problems and Residual Claims,” Journal of Law and Economics 26(2): 327-50 (June 1983).
Henry Hansmann, “The Ownership of Enterprise,” Journal of Law, Economics, and Organization 4(2): 267-304 (Fall 1988). |
The market and the firm
Ronald Coase, “The Nature of the Firm,” Economica (N.S.) 4: 386-405 (November 1937). |
Des références
Aléa moral, surveillance et coûts de surveillance. Y. Barzel, "Measurement Costs and the Organization of Markets," Journal of Law and Economics 25(1): 27-48 (April 1982).
A. Alchian and H. Demsetz, "Production, Information Costs, and Economic Organization," American Economic Review 62(5), December 1972.
M.C. Jensen and W. H. Meckling, "Theory of the Firm: Managerial Behavior, Agency Costs and Ownership Structure," Journal of Financial Economics 3: 305-360, 1976.
B. Holmstrom and P. Milgrom, "Multi-Task Principal-Agent Analyses: Linear Contracts, Asset Ownership and Job Design," Journal of Law, Economics and Organization 7: 24-52 (1991). |
Des références
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Spécificité des actifs
B.Klein, R. G. Crawford, and A.Alchian, "Vertical Integration, Appropriable Rents, and the Competitive Contracting Process," Journal of Law and Economics 21(2): 297-326 (1978). O. E. Williamson, The Economic Institutions of Capitalism. New York: The Free Press, 1985, chapters 7 and 8. B.Klein, "Vertical Integration as Organizational Ownership: The Fisher Body-General Motors Relationship Revisited," Journal of Law, Economics, and Organization 4(1): 199-213 (Spring 1988), reprinted in Oliver E. Williamson and Sidney G. Winter, eds., The Nature of the Firm. New York: Oxford University Press, 1991. (W&W.) R. N. Langlois and P. L. Robertson, "Explaining Vertical Integration: Lessons from the American Automobile Industry," Journal of Economic History 49(2): 361-375 (June 1989). (Langlois and Robertson, chapter 4.) S. Helper, J. P.MacDuffie, and C. Sabel, "Pragmatic Collaborations: Advancing Knowledge while Controlling Opportunism," Industrial and Corporate Change 9(3): 443-488 (2000). Symposium on the General Motors-Fisher Body case, Journal of Law and Economics, Vol. 43, No. 1, April 2000.
O.E. Williamson, “The Economics of Organization: The Transaction Cost Approach,” American Journal of Sociology 87(3): 548-577 (November 1981).
O.E. Williamson, “Credible Commitments: Using Hostages to Support Exchange,” The American Economic Review 73(4): 519-540 (September 1983). |
Des références
Théorie des coûts de transaction O.E. Williamson, The Economic Institutions of Capitalism. New York: The Free Press, 1985, chapters 1, 2, and 3. A. Alchian and S.Woodward, "The Firm Is Dead; Long Live the Firm: A Review of Oliver E. Williamson's The Economic Institutions of Capitalism," Journal of Economic Literature 26(1): 65-79 (March 1988).
L’approche Coasienne R. H. Coase, "The Nature of the Firm," Economica (N.S.) 4: 386-405 (November 1937). R.H. Coase, "The Nature of the Firm: Origin, Meaning, Influence," Journal of Law, Economics, and Organization 4(1), Spring 1988, reprinted in Oliver E. Williamson and Sidney G. Winter, eds., The Nature of the Firm. New York: Oxford University Press, 1991. (W&W.) S. N. S. Cheung, "The Contractual Nature of the Firm," Journal of Law and Economics 26: 122 (April 1983). C. Dahlman, "The Problem of Externality," Journal of Law and Economics 22: 141-162 (1979).










