29 septembre 2007
Alliance, confiance, efficience
La compréhension de la confiance dans les relations interentreprises doit intégrer la sphère des relations sociales. « Casson (1997:139) argues that the engineering of trust requires investment in moral rhetoric and social bonding » B. Loasby (1999, p.103).
Dans le processus coopératif, des normes d'obligation et de coopération s'établissent, et imposent la résolution des problèmes sous une forme mutuellement avantageuse (H. Thorelli, 1986). A travers l'alliance, l'échange économique se transforme en échange social. L'attention est donc portée sur les normes d'attitude sociale incluant les cadres moraux et éthiques. Pour F. Fukuyama (1994) la confiance entre acteurs économiques est un facteur fondamental de la performance économique. C'est un facteur central de la réussite des entreprises mais aussi de leur capacité à développer des organisations complexes. Selon l'auteur, l'efficience d'un groupe est directement dépendante du niveau de confiance qui existe entre ses membres. La confiance serait à l'origine d'un abaissement des coûts de transaction en limitant le recours au coûteux appareil contractuel et contentieux qui gère les affaires, tout en augmentant l'efficacité de son fonctionnement. Cet appareil établit une liaison positive entre l'efficacité sociale et l'indicateur de confiance entre les individus Dans ce contexte, la coopération apparaît être en mesure d'accroître la performance en générant des relations fondées sur la confiance. Elle facilite l'échange d'information (C. Alter et J. Hage, 1993) en donnant naissance à un flux d'information plus rapide (W. Powell, 1987). Avoir confiance libère la communication. Par ailleurs, le développement d'un savoir partagé est en lui-même une caractéristique de la performance d'une alliance. [1] B. LOASBY. « Knowledge, institutions and evolution in economics » London [2] W.G. OUCHI « Markets, bureaucracies and clans » Administrative Science Quaterly, March 1980, n°15, pp. 11-45. [3] R. AXELROD « Donnant donnant : la théorie du comportement coopératif » Paris, Odile Jacob 1992, 235 pages. [4] H. THORELLI « Networks: between markets and hierarchies » Strategic Management Journal, 1986, vol. 7, pp. 37-51. [5] L'échange social fait appel à la notion d'engagement qui repose sur la confiance, contrairement à l'échange économique dans lequel les obligations des uns et des autres sont définies à l'avance. [6] F. FUKUYAMA [7] C. ALTER ET J. HAGE « Organisation working together » Sage publications, 1993. [8]W. POWELL « Hybrid organisational arrangements: new form or transitional development » California Management Review, autumn 1987, vol. 30, pp. 67-87. |
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